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50-ans-de-Tyrannie

CE JOUR marque le 50e anniversaire du soulèvement pacifique du peuple tibétain contre la répression communiste chinoise au Tibet. Depuis mars dernier, d’importants mouvements de contestation pacifique se sont manifestés dans tout le Tibet. La majorité des participants étaient des jeunes gens nés et élevés après 1959, qui ne connaissaient rien d’un Tibet libre. Toutefois, nous pouvons être fiers que leur action repose sur la ferme conviction, qui perdure d’une génération à l’autre, de servir la cause du Tibet. Cette action sera une source d’inspiration pour ceux qui, dans la communauté internationale, portent un intérêt tout particulier à la question du Tibet. Nous rendons hom mage et nous offrons nos prières à tous ceux qui sont morts, ont été torturés et ont enduré des souffrances terribles pendant la crise de l’année passée au nom de la cause tibétaine et depuis que notre lutte a commencé.

Vers l’année 1949, les forces communistes commencèrent à pénétrer dans les régions Nord-est et Est du Tibet (le Kham et l’Amdo) et, en 1950, plus de 5000 soldats tibétains ont été massacrés. Au vu de la situation qui régnait alors, le gouvernement chinois choisit une politique de libération pacifique, qui, en 1951, conduisit à la signature de l’Accord en 17 Points et de son annexe. Depuis lors, le Tibet se trouve placé sous le contrôle de la République populaire de Chine. Cependant, cet accord indiquait précisément que la religion, la culture et les valeurs traditionnelles du Tibet seraient préservées.

Entre 1954 et 1955, j’ai rencontré à Pékin la plupart des hauts dignitaires politiques et militaires du Parti communiste chinois, avec à leur tête le président Mao Tsétoung. Au cours des discussions concernant les moyens de stimuler le développement social et économique au Tibet, tout en y préservant le patrimoine religieux et culturel, Mao Tsétoung et tous les autres chefs acceptèrent la création d’un comité préparatoire pour la mise en place de la région autonome, comme le stipulait l’Accord, plutôt que l’établissement d’une commission administrative militaire. Mais à partir de 1956, la situation se détériora avec l’imposition au Tibet de politiques ultra-gauchistes avec pour résultat l’abandon des promesses faites et des décisions prises précédemment par les hautes autorités. La mise en place imposée de force de la prétendue  “réforme démocratique” dans les régions du Kham et de l’Amdo au Tibet, qui était en totale décalage avec les conditions existantes, n’amena que chaos et destruction. Au Tibet central, les autorités chinoises violèrent les termes de l’Accord en 17 Points de façon délibérée et avec brutalité. Leurs tactiques agressives et violentes ne firent que s’aggraver de jour en jour. Ces tristes événements ne la issèrent au peuple tibétain qu’une seule alternative, celle d’un soulèvement pacifique le 10 mars 1959. Les autorités chinoises répondirent avec une violence sans précédent qui causa la mort, l’arrestation et l’emprisonnement de dizaines de milliers de Tibétains dans les mois qui suivirent. A la suite de quoi, accompagné par un petit groupe de hauts fonctionnaires du gouvernement tibétain, y compris quelques Kalons (ministres), je choisis l’exil vers l’Inde. A ma suite, presque cent mille Tibétains prirent le chemin de l’exil vers l’Inde, le Népal et le Bhoutan .. Durant leur fuite et au cours des mois qui suivirent, ils eurent à affronter des difficultés inimaginables, qui n’ont jamais été oubliées.

Une fois le Tibet occupé, le gouvernement communiste chinois s’engagea dans une série de campagnes violentes et répressives visant à instaurer  la réforme démocratique, la lutte des classes, la création de communes populaires, la Révolution culturelle, la loi martiale, et plus récemment la rééducation patriotique et les campagnes “frapper fort”. Ces campagnes amenèrent un tel niveau de souffrance pour les Tibétains que leur vie devint littéralement un enfer. Le résultat immédiat de ces campagnes fut la mort de centaines de milliers de Tibétains. La lignée du Bouddha Dharma fut brisée. Des milliers de centres religieux et culturels, comme les monastères et les temples, furent complètement détruits. Des monuments et des bâtiments historiques furent démolis. Les ressources naturelles furent exploitées à tort et à travers. Aujourd’hui, le fragile environnement du Tibet est pollué ; la déforestation massive a détruit les forêts et la vie animale, le yack sauvage et l’antilope tibétaine notamment, sont menacés d’extinction.

Les 50 dernières années ont amené d’incroyables souffrances et la destruction à la terre et au peuple tibétains. Même aujourd’hui, les Tibétains au Tibet vivent dans un constant état de peur, faisant sans cesse l’objet de soupçon de la part des autorités chinoises. Aujourd’hui, la religion, la culture, la langue et l’identité, toutes choses que les générations successives de Tibét ains ont toujours considéré comme des biens plus précieux que leur propre vie, sont aussi menacés de disparaître. En bref, les Tibétains sont considérés comme des criminels qui méritent la mort. La tragédie du peuple tibétain a été rapportée au gouvernement chinois en 1962 dans la pétition (de 70000 caractères) du regretté Panchen Rinpotché. Ceci fut réitéré par lui dans un discours prononcé à Shigatsé en 1989, peu de temps avant sa mort ; il y disait notamment que ce que nous avons perdu sous l’autorité du régime communiste dépasse de loin ce que nous y avons gagné. De nombreux Tibétains, objectifs et concernés, se sont eux aussi exprimé sur les souffrances du peuple tibétain. Même Hu Yaobang, Secrétaire du Parti communiste, à son arrivée à Lhassa en 1980, a clairement admis ces erreurs et a présenté des excuses aux Tibétains. De nombreuses infrastructures telles que routes, aéroports, voies ferrées, etc…, qui semblent avoir apporté du progrès dans les diverses régions du Tibet, furent entreprises en réalité dans le dessein politique de siniser le Tibet. Le coût disproportionné en est la destruction de l’environnement et du mode de vie tibétain.

Quant aux réfugiés tibétains, bien qu’au début nous ayons eu à faire face à de nombreux problèmes, comme de grandes différences climatiques, des langues inconnues de nous et la difficulté de gagner notre vie, nous sommes parvenus à nous installer en exil. Grâce à la générosité des pays qui nous ont accueillis, de l’Inde en particulier, les Tibétains ont pu recommencer à vivre libres et sans peur. Nous avons pu subsister et préserver notre religion et notre culture. Nous avons pu offrir à nos enfants une éducation à la fois moderne et traditionnelle et nous avons entrepris des efforts pour trouver des solutions à la question du Tibet. Il y a eu encore d’autres effets positifs : une compréhension plus profonde du bouddhisme tibétain, avec son insistance sur la compassion, qui constitue une contribution positive de par le monde.

Immédiatement après notre arrivée en exil, je me s uis mis à travailler pour promouvoir la démocratie au sein de la communauté tibétaine en établissant un Parlement tibétain en exil en 1960. Depuis lors, nous avons graduellement progressé dans la voie de la démocratie et aujourd’hui notre administration en exil est devenue une démocratie à part entière avec sa charte écrite et un corps législatif. Ceci est effectivement quelque chose dont nous pouvons tous être fiers.

Depuis 2001, nous avons institué un système par lequel le gouvernement politique des exilés tibétains est directement élu par un ensemble de procédures semblable à celles que l’on trouve dans les autres systèmes démocratiques. Actuellement, le Kalon Tripa (Premier ministre élu au suffrage direct) entame son second mandat. En conséquence, mes propres responsabilités administratives quotidiennes s’en trouvent réduites et aujourd’hui, je suis dans une condition de semi-retraite. Toutefois, travailler pour la juste cause du Tibet relève de la responsabilité de tout Tibétain et tant que je vivrai je servirai cette cause.

En tant qu’être humain, mon engagement majeur est de servir les valeurs humaines; c’est ce que je considère comme la condition essentielle à une vie heureuse au niveau individuel, familial et communautaire. Dans le cadre de ma pratique religieuse, mon deuxième engagement est la promotion de l’harmonie inter-religieuse. Mon troisième engagement est bien sûr la question du Tibet. Cela se justifie en premier lieu parce que je suis tibétain et que l’on m’appelle Dalaï-Lama; d’une façon plus importante, cela s’explique par la confiance que les Tibétains, à l’intérieur comme à l’extérieur du Tibet, m’accordent. Voilà donc les trois engagements majeurs que je garde toujours présents dans mon esprit.

En plus de veiller au bien-être de la communauté tibétaine en exil, et elle va tout à fait bien, la mission principale de l’administration centrale tibétaine a été de travailler à la résolution de la question du Tibet. Après avoir mis au point, en 1974, la politique de la Voie Médiane, mutuellement favorable, nous étions prêts à répondre positivement à la proposition de pourparlers émise par Deng Xiaoping en 1979. De nombreuses conversations se succédèrent et des délégations d’enquêtes furent envoyées. Malheureusement, celles-ci n’apportèrent aucun résultat concret et les contacts formels furent interrompus en 1993.

Ensuite, en 1996-97, nous avons effectué un sondage d’opinion auprès des Tibétains en exil et rassemblé des suggestions au Tibet, lorsque cela était possible, concernant une proposition de referendum permettant aux Tibétains de déterminer, à leur gré, la direction future de notre lutte pour la liberté. A la lumière des résultats obtenus et des suggestions venues du Tibet, nous décidâmes de poursuivre la politique de la Voie Médiane.

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Depuis que les contacts ont été rétablis en 2002, nous en tenant au seul canal officiel et suivant un programme unique, nous avons participé à une série de 8 rencontres avec les autorités chinoises.  De surcroît, nous avons présenté un Memorandum sur une Autonomie réelle pour le peuple tibétain, en précisant que les conditions de l’autonomie de région au plan national, telle qu’elle est exprimée dans la Constitution chinoise, seraient réalisées grâce à la mise en place de ses lois sur l’autonomie. L’insistance chinoise à nous faire accepter le Tibet comme faisant partie de la Chine depuis des temps réculés est non seulement fondée sur une erreur, mais elle est également déraisonnable. Nous ne pouvons pas changer le passé, qu’il ait été bon ou mauvais. Déformer l’histoire est inconvenant.

Nous devons regarder de l’avant et nous employer au bien-être de tous. Nous, Tibétains, recherchons une autonomie légitime et positive, un accord par lequel les Tibétains pourraient vivre à l’intérieur des structures de la République populaire de Chine. Satisfaire aux aspirations du peuple tibétain permettra à la Chine de trouver stabilité et unité. De notre côté, nous n’exprimons aucune revendication se fondant sur l’histoire. Si l’on se reporte à l’histoire, il n’existe aucun pays au monde aujourd’hui, et cela inclut la Chine, dont le statut territorial soit demeuré de tout temps inchangé et aucun qui puisse demeurer inchangé.

Notre souhait que tous les Tibétains soient réunis sous l’autorité d’une administration autonome unique s’accorde avec l’objectif même du principe de l’autonomie de région au plan national. Cela répond aux besoins fondamentaux des deux peuples, tibétain et chinois. La constitution chinoise, ainsi que des lois et règlementations s’y référant, ne s’opposent en rien à cette réalisation et de nombreux leaders du gouvernement central chinois ont admis cette aspiration profonde. Au moment de la signature de l’Accord en 17 Points, le Président Zhou Enlai a reconnu que cela était une demande raisonnable. En 1956, au moment de la constitution du Comité préparatoire pour la Région autonome du Tibet, le Vice-Président Chen Yi, en montrant une carte, déclara que si Lhassa pouvait devenir la capitale de la Région autonome du Tibet, rassemblant les régions tibétaines des autres provinces, cela contribuerait au développement du Tibet et de l’amitié entre les peuples tibétain et chinois. C’était là une opinion partagée par le Panchen Rinpotché et nombre de cadres et érudits Tibétains. Si les leaders chinois avaient eu des objections à nos propositions, ils auraient pu à ce moment-là donner leurs raisons et offrir d’autres alternatives, mais ils ne le firent pas. Je suis déçu que les autorités chinoises n’aient pas répondu de façon appropriée à nos efforts sincères pour la réalisation du principe d’une vraie autonomie régionale nationale pour tous les Tibétains, dans le cadre de la constitution de la République populaire de Chine.

En dehors du fait que le processus actuel de dialogue sino-tibétain n’a apporté aucun résultat concret, nous avons assisté à une réaction brutale aux manifestations tibétaines qui ont bouleversé l’ensemble du Tibet depuis le mois de mars de l’année dernière. C’est afin de recueillir l’opinion de tous sur la voie à suivre pour l’avenir, que nous avons tenu une Réunion spéciale des Tibétains en exil en novembre 2008. Nous nous sommes aussi efforcés, dans la mesure du possible, d’obtenir des suggestions de la part des Tibétains au Tibet. Le résultat de cette enquête a montré que dans leur grande majorité les Tibétains sont très favorables à la continuation de la politique de la Voie Médiane. Nous gardons donc le cap de cette politique avec une conviction renouvelée et nous poursuivons nos efforts en vue de la création de l’autonomie régionale reconnue au plan national pour tous les Tibétains.

Depuis des temps immémoriaux, les peuples tibétain et chino is sont voisins. A l’avenir aussi, nous devrons vivre ensemble. Il est donc impératif que nous co-existions dans l’amitié.

Depuis l’occupation du Tibet, la Chine communiste a sans cesse publié une propagande mensongère sur le Tibet et son peuple. C’est pourquoi, au sein des populations chinoises, bien peu de Chinois ont une compréhension précise du Tibet. Il est, en vérité, bien difficile pour eux de connaître la vérité. De plus, les leaders ultra-gauchistes chinois ont depuis mars de l’année dernière entrepris une immense campagne de propagande dans l’intention de diviser les deux peuples et de créer de l’animosité entre eux. Il est triste de constater que cet effort a porté ses fruits en créant dans l’esprit de nos frères et soeurs chinois une impression négative des Tibétains. C’est pourquoi, comme je l’ai déjà fait de nombreuses fois, je voudrais à nouveau recommander à nos frères et soeurs chinois de ne pas se laisser influencer par une telle propagande, mais au contraire de tenter de découvrir de façon impartiale les faits concernant le Tibet de fa7on à empêcher toute division entre nous. Les Tibétains doivent aussi s’efforcer de faire naître un lien d’amitié avec le peuple chinois.

Si l’on regarde les cinquante dernières années d’exil, on voit que nous avons traversé des hauts et des bas. Cependant, le fait que la question du Tibet soit toujours dans l’actualité et que la communauté internationale y prenne un intérêt sans cesse croissant est en soi une réussite. Si l’on considère la situation dans cette perspective, je suis certain que la justice prévaudra à la condition de rester sur la voie de la vérité et de la non-violence.

Alors que nous commémorons 50 ans d’exil, il nous faut avant tout exprimer notre profonde gratitude aux gouvernements et aux peuples des différents pays qui nous ont accueillis et où nous vivons. Non seulement nous nous conformons aux lois de ces pays d’accueil, mais nous nous conduisons de façon à constituer une valeur positive pour ceux-ci. De même, dans nos efforts pour faire aboutir la cause du Tibet et maintenir sa religion et sa culture, il nous faut définir notre vision future et notre stratégie en nous inspirant de notre expérience passée.

Je dis toujours qu’il nous faut espérer le meilleur et nous préparer au pire. Que nous nous placions dans une perspective mondiale ou dans le contexte des événements en Chine, nous avons des raisons d’espérer une résolution rapide de la question du Tibet. Mais nous devons en même temps nous préparer à l’éventualité d’une lutte qui durerait longtemps. Pour cela, nous devons nous concentrer essentiellement sur l’éducation de nos enfants et la formation de professionnels dans des secteurs variés. Nous devons aussi nous concentrer sur l’environnement et la santé et pousser notre compréhension et notre pratique des méthodes de non-violence au sein de toute la=2 0population tibétaine.

Je voudrais profiter de l’occasion qui m’est donnée ici pour exprimer toute ma gratitude envers les chefs de gouvernement des états, le gouvernement central et le peuple Indien, qui, en dépit des difficultés et obstacles auxquels ils ont à faire face, ont toujours offert soutien et assistance aux Tibétains en exil au cours de ces 50 années. Leur gentillesse et leur générosité est immense. Je voudrais aussi remercier les responsables, les gouvernements et les peuples qui forment la grande communauté internationale, ainsi que les nombreux groupes de soutien au Tibet, pour leur soutien indéfectible. Puissent tous les êtres vivants vivre dans la paix et le bonheur.

Sa Sainteté le Dalaï Lama

Le 10 mars 2009

Traduit de l’anglais en français par le Bureau du Tibet, Paris.

Voilà un film (ou plutôt documentaire) qui secoue un peu, et même beaucoup !!!

Voici un petit résumé :

« La courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d’introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique. Un seul mot d’ordre : Ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas. »

C’est vrai que j’étais déjà au courant que les produits qu’on nous vend en supermarché ne sont pas bons et que les industries feraient n’importe quoi pour gagner de l’argent mais on se dit toujours, oh, si tout le monde en mange c’est que ça ne doit pas être si mauvais que ça ! En fait, on ne fait que se trouver des excuses. La plupart des produits que je mange sont bio mais je n’hésite pas à faire une entorce au réglement ! Je crois qu’à partir de maintenant ce ne sera plus le cas. Il y a des tas de raisons qui font que chacun doit manger bio, il y a bien sûr l’argument très important de la santé mais pas seulement, parce que quand on voit qu’un yaourt doit parcourir 3000 km pour atterir dans nos assiettes, c’est qu’il y a un problème. Il faut lutter pour une alimentation qui ne gaspille pas les ressources de la planète !

Cette initiative de faire passer la cantine d’une école en bio est géniale. Cela devrait se faire partout ! Franchement, quand je vois ce qu’on mange à la fac… C’est quelque chose de très important. Autant pour ceux qui consomment que pour les cuisiniers. Comme on le voit dans le film, ouvreur de boîtes, ce n’est pas un métier très gratifiant ! Je pense que faire un jardin dans les écoles est aussi une bonne chose. Je pense qu’il faut renouer le lien avec la terre et apprendre à faire pousser ce qu’on mange. Parce qu’il n’y a pas que les maths ou le français dans la vie…

Allez voir par ici !!!

Depuis sa nomination en mai 2007, le ministre de l’éducation nationale, M. Xavier Darcos, avait déjà à son actif :
• La suppression de la carte scolaire, qui institue la concurrence entre écoles et accélère la formation de ghettos scolaires ;
• La promulgation de « nouveaux » programmes (dont les rédacteurs ne sont toujours pas connus !) contraires à l’avis de la profession et des chercheurs, après une mascarade de concertation, menée dans la précipitation ;
• La diminution de 2 h du temps hebdomadaire d’enseignement (l’équivalent de 3 semaines par an !) et la réorganisation de la semaine décidée contre les préconisations des professionnels et des spécialistes des rythmes scolaires ;
• Le discrédit jeté sur l’action des enseignants de l’école publique, notamment en trompant l’opinion sur les performances de l’école française dans les évaluations internationales et sur le coût réel de notre école ; il ne cesse d’accréditer l’idée, portée par les groupes ultralibéraux, mais démentie par les spécialistes, que les résultats français sont plus mauvais que la moyenne et en baisse et que les dépenses sont plus élevées que nos voisins et en hausse ;
• Des déclarations insultantes sur les maternelles considérées comme de simples garderies où le travail des enseignants consiste à « surveiller la sieste et à changer les couches » ;
• La disparition programmée des IUFM, revenant à supprimer la formation professionnelle, au lieu de chercher à l’améliorer ;
• L’étranglement financier des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public ;
• Les atteintes au droit syndical, au paritarisme et au droit de grève ;
• La mise en place du fichier base-élèves, comportant des données qui mettaient gravement en cause les libertés individuelles et le droit à l’éducation des enfants étrangers, quel que soit le statut de leurs parents ;
• Le financement (pour 220 000 euros) d’une officine privée qui doit surveiller les prises de position des enseignants sur le web, « repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau ».

Il vient aussi de faire inscrire dans le budget 2009 :
• La suppression brutale de 3 000 postes d’enseignants spécialisés des RASED, tout en proclamant vouloir diviser par 3 le taux d’élèves en grande difficulté scolaire et en tentant de faire croire que la mise en place des 2 h d’aide personnalisée pourrait remplacer le travail des enseignants spécialisés ;
•  La baisse de 30 % des postes mis au concours en 2009 et, par voie de conséquence, de la formation continue remplacée par les PE2, avant sa disparition totale en 2010…

Tout récemment, il a confirmé que trois autres « réformes » seront mises en place en 2009 :
• La création de l’Agence nationale du remplacement, qui pourrait employer des maîtres non certifiés et précarisés ;
• La création des EPEP et la caporalisation des maîtres par des « super-chefs », les directeurs d’EPEP (500 postes ont été budgétisés pour cela) ;
• la suppression de la maternelle entre 2 et 3 ans, remplacée par un « jardin d’éveil » à la charge des communes et des familles, premier pas vers la suppression de la maternelle avant 5 ans, réclamée par des amis politiques du ministre.

Et voici que, début novembre, plutôt qu’une revalorisation des salaires des enseignants, M. Darcos annonce qu’il octroiera une prime de 400 euros aux maîtres qui feront passer les évaluations nationales au CE1 et au CM2.

Nous ne pouvons plus continuer à subir cette politique scolaire fondée sur la concurrence entre les élèves, entre les familles, entre les écoles et entre les maîtres. Elle est contraire à l’idéal de citoyens responsables et solidaires qui fonde notre école. Nous ne supportons plus de travailler avec une administration qui pense pouvoir nous mener à la carotte et au bâton. Si c’est là le modèle éducatif de notre ministre, ce n’est pas le nôtre, ni celui de l’école laïque et républicaine.
Nous voulons rester dignes de notre mission d’éducateur. Nous demandons que cessent la brutalité, la méfiance et le mépris. Nous demandons l’arrêt de cette politique et la démission du ministre qui l’incarne.

Petit dialogue entendu au centre de loisirs où je travaille :

 » Le papa : Salut Fiston ! Qu’est-ce que tu as fais de beau aujourd’hui ? Tu t’es bien amusé ?

Olivier : Oui, j’ai fait une pizza et même qu’on l’a mangée au goûter et elle était super bonne.

Le papa : Quoi ? Tu as fais la cuisine ?

Odile (la responsable du centre) – en plaisantant : Oui, et on aura aussi des ateliers couture et on va leur apprendre à faire toutes les tâches ménagères.

Le papa – en plaisantant (mais qu’à moitié) : L’écoute pas Olivier, t’es mon fils, t’es pas une tentouze toi.

Après ça, on est en droit de se poser des questions sur l’avenir sentimental du gosse et sur ce que sera sa vie en couple… Je pensais pas qu’on pouvait encore entendre ce genre de choses…

Je suis allée à ce petit festival dimanche, sur le thème des énergies libres et j’ai trouvé ça vraiment sympa. Le but de cette « fête » était de faire se croiser des militants qui ont engagé des pratiques en rupture avec les logiques dominantes dans des domaines différents. Un certain nombre d’associations, syndicats, personnes ont été invités. Ils montrent que certaines personnes se nourrissent, produisent,
se déplacent, échangent, s’éduquent, habitent autrement et comment faire pour s’y mettre 🙂

J’avoue que j’ai été un peu déçue quand même : je voulais aller à une conférence à propos d’une école Montessori mais malheureusement sur le dépliant elle était indiquée à 15h00 et elle s’est en fait déroulée à 12h00. Tant pis, je trouverai des informations ailleurs.

Mais sinon, les autres stands étaient bien aussi, même si je n’ai pas vraiment appris de nouvelles choses.

Aujourd’hui, j’ai eu mon dernier cours d’enquêtes ethnologiques, un cours passionnant avec une prof géniale. J’ai même rendu un dossier de 25 pages, si, si!!! Je sais ce n’est rien comparé aux 300 pages d’une thèse… Mais, je ne suis qu’en première année. Je suis contente d’avoir rendu ce dossier, je vois tout le chemin que j’ai parcouru en une année (plutôt six mois…), tous les entretiens que j’ai eu, les expériences… Je trouve que se confronter au terrain dès la première année est une très bonne chose, ça nous permet de voir ce qui nous attend. Tout cela me donne presque envie de continuer l’anthropologie après la licence, c’est tellement passionnant. Mais il y a un mais, et même plusieurs. D’abord dès le master, il faut partir un semestre à l’étranger, et puis en thèse, c’est minimum un an. Je serai loin de mes amis, de ma famille, de mon amoureux (sauf s’il décide de m’accompagner), c’est difficile. En plus faire une thèse c’est bien joli, mais après? Aujourd’hui la prof nous a parlé des débouchés, et ce n’est pas reluisant. Cette année, les postes au CNRS et dans un autre institut (je ne me rappelle plus du nom) ont été supprimés (on dirait que l’anthropologie ne rapporte pas assez à la recherche), de toute façon, ce n’est pas vraiment une grosse perte puisque chaque année il n’y avait que trois postes pour 400 candidats. Sinon, il y a le choix de devenir maître de conférence, mais la c’est pareil, il y a environ cinq postes chaque année sur toute la France pour 150 candidats. Autant dire que tout cela est pratiquement impossible si on est pas un petit génie. Heureusement, il y a quelque chose qui peut sauver les doctorants. D’abord pas mal de postes sont proposés deux fois par an par une organisation d’anthropologie, mais ce ne sont que des contrats de un à trois ans, donc c’est assez précaire. Sinon, il y a la solution de se faire engager par des boîtes privées (ONG, entreprises, hôpitaux) qui recrutent beaucoup d’anthropologues, pour bénéficier de ce regard « anthropologique » si distancié, qui peut permettre de sortir d’un conflit grâce à un regard extérieur. Ce doit être vraiment génial, mais c’est pareil, il faut souvent travailler à l’étranger (en Afrique par exemple, l’ONU recrute pas mal d’anthropologues). Ce doit être vraiment passionnant de travailler dans une ONG. On peut même le faire à partir du master car une fois qu’on l’a, on est reconnu en tant qu’anthropologue en Europe. Oui, toutes ces considérations sont bien loin du métier de professeur des écoles qui est quand même un métier stable. Vous vous demandez peut-être pourquoi je fais de l’anthropologie si je veux devenir professeur des écoles. Et bien, d’abord parce que cette discipline me passionne et ensuite parce que je pense que cela me donnera une réelle ouverture d’esprit et un autre regard sur mon métier et sur le monde.

La fête des voisins je trouve ça vraiment bien, c’est l’occasion de mieux connaître (ou de connaître tout court) ses voisins. Dans le quartier où j’habitais chez mes parents, il y a une super ambiance entre voisins, c’est génial, il y a une grande fête tous les ans et on se connaît bien, toujours à se rendre des services ou à prendre l’apéro chez les uns et chez les autres. Là où j’habite maintenant (avec mon amoureux) on essaie de mettre ça en place, c’est vrai que ça ne fait pas très longtemps qu’on a emménagé et on ne connaît presque personne, je trouve ça dommage. Vive la solidarité entre voisins !

Et oui ! Il y a déjà un moment que les tibétains sont persécutés. Pourquoi l’Europe ne s’en préoccupe-t-elle que maintenant ? Bien sûr, les jeux olympiques… Je pense que le boycott est un bon moyen pour montrer au gouvernement chinois qu’il est dans l’erreur. Bien sûr on aurait pu le dire plus tôt (beaucoup plus tôt), la question est, comment ? C’est facile de critiquer mais notre gouvernement est loin d’être parfait (guerre en Afghanistan, en Irak…). Personnellement, je m’intéresse au Tibet depuis déjà quelques années mais que puis-je faire ? Peut-être que ce post dans mon blog est déjà un petit geste mais de toute façon vous êtes déjà tous au courant de ce qui s’y passe, France 2 en parle tous les soirs… Rectification, vous savez tous ce qui, selon France 2, se passe en Chine. Lisez plutôt un journal (ou plusieurs) !