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J’ai eu un début de semaine difficile !

Je suis rentrée samedi soir de ma semaine de BAFA et j’ai bossé tout le dimanche pour finir mon putain de dossier d’anthropologie préhistorique. L’ennui c’est que j’avais aussi des partiels lundi et aujourd’hui et que je n’avais pas eu le temps de réviser. Je m’y suis mise dimanche soir mais en arrivant en cours lundi matin, surprise ! Des copains m’ont dit que j’avais réviser la mauvaise matière (celle de mercredi). Damned ! J’ai donc fait sauter quelques cours pour pouvoir réviser. Finalement, ça a été, enfin je crois, on verra bien.

Et aujourd’hui j’ai eu mon partiel d’anthropologie préhistorique. Ce n’est vraiment pas facile. Il y a un truc à savoir par coeur pour toutes les phrases (et j’ai 13 feuilles tapées à l’ordi s’il vous plaît). Ba, tenez, voilà mon sujet si ça vous tente ^^ : Présentez les premiers Homo sapiens d’Europe dans leur cadre chronologique, paléoenvironnemental et culturel. Ah, vous voyez ? Je crois que je m’en suis plutôt bien sortie. J’ai parlé des choses importantes. Par contre j’ai fait une grosse boulette : j’ai dit que le premier Homo sapiens en France a été découvert en 1908 alors que c’était en 1868. Je sais, c’est pas très important, mais quand même. Avec cette prof, ça rigole pas, elle fait pleurer les élèves qui passent en exposé.

Bref, j’ai encore pas mal de temps pour me rattraper mais j’en ai marre de bosser tout le temps. Je crois que je vais un peu me mettre en pause au moins ce weekend. Enfin peut-être pas. J’ai quand même un devoir à rendre en anglais, un partiel de TICE, un devoir à rendre en Enquête ethnologique et deux exposés à préparer.

Qu’on ne me dise plus que les étudiants sont des feignants !!!

Et voilà ! Je viens de finir ma première semaine (officielle) de cours. Je dis officielle parce que j’ai aussi eu une semaine de formation BCD avant. Pour ceux qui ne le savent pas, la BCD c’est une bibliothèque d’école. J’y serai huit heures par semaine pour faire des ateliers avec les enfants et pour m’occuper du rangement, du prêt, etc. C’est un stage que propose la fac. Je trouve ça super intéressant, ça fait de l’expérience avec les enfants. En plus on est payé, ce qui ne gache rien, surtout quand on est étudiant, on en a toujours besoin.

Sinon, vous voyez que je finis ma semaine de cours le mercredi 🙂 Et oui, c’est l’avantage de la fac. Par contre mon jeudi sera rempli par les heures de BCD quand j’aurais mon affectation. J’ai découvert mes nouveaux profs et mes cours. Au programme : anthropologie de la nature, anthropologie préhistorique, enquêtes ethnologiques, études de cas, etc… C’est vraiment intéressant en tous cas. Et puis, ça fait vraiment du bien de revoir du monde et de sortir un peu 🙂

Bon, d’accord, je m’y attendais un peu. Je crois que quand on travaille un minimum, ça passe, surtout en première année. Mais ça fait toujours plaisir quand on sait qu’il y a 50 % d’échec en première année à la fac. Alors voici mes notes (J’aurais voulu avoir plus mais quand on est un peu flemmard, on a que ce qu’on mérite…) :

Voilà. Alors, comme vous avez pu le remarquer, j’avais deux matières cette année (c’est la fac de Lyon 2 qui veut ça) : anthropologie et histoire. Mais pour l’année prochaine je ne peux en garder qu’une seule (heureusement ^^). Je choisis celle que je préfère : l’anthropologie. Je sais que ça a moins de chance de m’aider que l’histoire pour le concours de professeur des écoles mais j’avoue que l’anthropologie c’est vraiment, vraiment plus intéressant. Alors si vous avez des questions sur la première année d’université (surtout dans ces matières) n’hésitez pas 🙂

Au fait, pour ceux qui ne le savent pas, les TICE sont les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (en plus simple : l’informatique).

Et oui ! Je suis en plein dans les partiels. Désolée donc si je n’écris pas beaucoup sur mon blog en ce moment. J’avais du travail par dessus la tête (et j’en ai encore) : deux dossiers à rendre (un d’anthrpologie – 26 pages et un de pratiques éducatives – 16 pages) et tous mes partiels (anthropologie, histoire, pratiques éducatives, anglais, TICE). Evidemment j’ai encore tout fait au dernier moment. Je n’ai même pas encore révisé pour mes partiels de la semaine prochaine…

Mais bon, il faut voir le bon côté des choses : je suis en vacances mardi prochain, yes !!!

Aujourd’hui, j’ai eu mon dernier cours d’enquêtes ethnologiques, un cours passionnant avec une prof géniale. J’ai même rendu un dossier de 25 pages, si, si!!! Je sais ce n’est rien comparé aux 300 pages d’une thèse… Mais, je ne suis qu’en première année. Je suis contente d’avoir rendu ce dossier, je vois tout le chemin que j’ai parcouru en une année (plutôt six mois…), tous les entretiens que j’ai eu, les expériences… Je trouve que se confronter au terrain dès la première année est une très bonne chose, ça nous permet de voir ce qui nous attend. Tout cela me donne presque envie de continuer l’anthropologie après la licence, c’est tellement passionnant. Mais il y a un mais, et même plusieurs. D’abord dès le master, il faut partir un semestre à l’étranger, et puis en thèse, c’est minimum un an. Je serai loin de mes amis, de ma famille, de mon amoureux (sauf s’il décide de m’accompagner), c’est difficile. En plus faire une thèse c’est bien joli, mais après? Aujourd’hui la prof nous a parlé des débouchés, et ce n’est pas reluisant. Cette année, les postes au CNRS et dans un autre institut (je ne me rappelle plus du nom) ont été supprimés (on dirait que l’anthropologie ne rapporte pas assez à la recherche), de toute façon, ce n’est pas vraiment une grosse perte puisque chaque année il n’y avait que trois postes pour 400 candidats. Sinon, il y a le choix de devenir maître de conférence, mais la c’est pareil, il y a environ cinq postes chaque année sur toute la France pour 150 candidats. Autant dire que tout cela est pratiquement impossible si on est pas un petit génie. Heureusement, il y a quelque chose qui peut sauver les doctorants. D’abord pas mal de postes sont proposés deux fois par an par une organisation d’anthropologie, mais ce ne sont que des contrats de un à trois ans, donc c’est assez précaire. Sinon, il y a la solution de se faire engager par des boîtes privées (ONG, entreprises, hôpitaux) qui recrutent beaucoup d’anthropologues, pour bénéficier de ce regard « anthropologique » si distancié, qui peut permettre de sortir d’un conflit grâce à un regard extérieur. Ce doit être vraiment génial, mais c’est pareil, il faut souvent travailler à l’étranger (en Afrique par exemple, l’ONU recrute pas mal d’anthropologues). Ce doit être vraiment passionnant de travailler dans une ONG. On peut même le faire à partir du master car une fois qu’on l’a, on est reconnu en tant qu’anthropologue en Europe. Oui, toutes ces considérations sont bien loin du métier de professeur des écoles qui est quand même un métier stable. Vous vous demandez peut-être pourquoi je fais de l’anthropologie si je veux devenir professeur des écoles. Et bien, d’abord parce que cette discipline me passionne et ensuite parce que je pense que cela me donnera une réelle ouverture d’esprit et un autre regard sur mon métier et sur le monde.

Je suis en train de faire un commentaire sur les écoles de la renaissance carolingienne (je dois le présenter demain à l’oral, je déteste ça et en plus je m’y suis prise au dernier moment comme d’habitude, ah, procrastination quand tu nous tiens). Donc, un peu de culture : Dans l’Admonitio generalis (789), Charlemagne restaure les écoles ecclésiastiques. Au début je ne m’étais même pas rendu compte que ce joli texte me parlait de ce gentil monsieur qui est censé avoir « inventé l’école ». Et bien non ! Puisque comme je l’ai dit plus haut, il l’a seulement restaurée. La belle chanson est en fait totalement fausse mais bon… Il fallait bien trouver un bouc émissaire 🙂

Voilà ! Je vous présente l’endroit où je vais quatre jours par semaine (trois heures de trajet par jour…). Je n’ai jamais vu de fac plus moche, on se croirait dans une station de métro. Il y a quand même quelques endroits rénovés et neuf mais dans l’ensemble, on ne s’y sent pas très bien. C’est la ville, je n’ai jamais aimé ça. Après tout, je suis une petite graine, j’ai besoin de verdure, du chant des oiseaux quand je me réveille, de sentir l’odeur des arbres quand je sors de chez moi (c’est d’ailleurs pour ça que j’accepte de faire autant de trajet).

Je dois dire que je suis vraiment déçue par la fac. Il n’y a pas du tout d’esprit d’entraide, c’est chacun pour soi. Comment faire des connaissances quand on se voit seulement deux heures par semaine ? Je regrette un peu le lycée où on était pendant deux ans dans la même classe, chaque jour, avec les mêmes personnes, on se connaissait tous, c’était génial ! J’avoue que j’ai hésité à faire une prépa, évidemment il y a beaucoup plus de travail et de stress mais au moins on reste dans la même classe. C’est difficile de trouver sa voie… Mais je ne regrette pas d’avoir choisi l’anthropologie, c’est vraiment intéressant et ça ouvre l’esprit. Je fais aussi de l’histoire (mais j’arrête l’année prochaine) et je vois vraiment la différence, c’est carré, on a pas le droit à l’erreur, on ne peut pas faire d’hypothèses. On se renferme sur une autre réalité. Notre prof d’anthropologie de la culture nous a donné la semaine dernière une petite citation que j’ai bien aimée : « On devient sociologue parce qu’on est mal dans sa société ; psychologue parce qu’on est mal dans sa peau ; ethnologue parce qu’on est mal dans les deux. ». C’est à prendre comme une boutade bien sûr mais c’est peut-être un peu vrai. Heureusement, il n’y a pas que ça qui pousse à faire de l’anthropologie (ou ethnologie, il n’y a pas de différence fondamentale entre les deux termes). Il est très difficile de définir cette discipline mais ça fera sans doute l’objet d’un autre post. Bonne soirée.