Voilà un bel exemple de tolérance envers les autres réligions ! « Il apparaît clairement que les diverses traditions religieuses – malgré des perspectives et des philosophies différentes – présentent toutes un potentiel spirituel susceptible d’aider les hommes en répondant à leurs aspirations et en leur proposant d’accéder au bonheur. Néanmoins, étant donné l’extrême diversité des êtres humains, leurs nombreuses différences et la variété de leurs tempéraments, les traditions religieuses du monde ne sauraient se ressembler. Et il faut se féliciter de cette diversité ».

Dans ce livre, le Dalaï-Lama donne des conseils sur le dialogue entre les différentes confessions, sur la méditation et comment parvenir au calme mental, sur la charité, l’amour et la compassion. Il énumère aussi les qualités pour lesquelles un guide spirituel doit être choisi et il présente l’objectif des bouddhistes : vaincre l’ignorance, parvenir à l’état de claire lumière et atteindre le nirvana (« accomplissement hinayana de l’état d’arhat, ou de libération individuelle du samsara. Cet état de sérénité parfaite et d’illumination marque l’extinction du karma, des émotions pertubatrices, de tout désir et de toute pensée »).

Quelques définitions :

Hinayana : « désigne l’une des deux principales écoles du bouddhisme, fondée sur les premiers enseignements du Bouddha ; le but est le nirvana personnel, et la voie consiste principalement en la pratique de trois entraînements supérieurs : l’éthique, la concentration et la sagesse ».

Arhat (destructeur de l’ennemi ou celui qui détruit ses passions) : « pratiquant qui a accompli la voie du Hinayana. Il a détruit les émotions pertubatrices telles que l’attachement, la colère, l’ignorance, etc. »

Samsara : « existence cyclique ».

Karma (action) : « processus d’évolution déterminé par les actions du corps, de la parole et de l’esprit. Le karma est la loi inéluctable de cause à effet. Tout ce qui arrive est la conséquence du passé. Chaque action, chaque pensée, fût-elle insignifiante, sème une graine qui, un jour, mûrira. Ainsi, une action négative produit la graine de la souffrance future, et une action fondée sur la bonté, la graine du bonheur ».

Voilà, ce livre est très intéressant. Il n’y a qu’un terme que je n’ai pas compris, c’est la vacuité. Quand on cherche dans le dictionnaire, on trouve ceci : « Rare. Etat de ce qui est vide ». Dans le livre, ça se rapporte à une sorte de non-existence des objets. « Ce qui se manifeste en relation d’interdépendance avec d’autres facteurs se manifeste par rapport à quelque chose d’autre. Cela prouve que l’objet n’existe pas de façon intrinsèque ». Mais apparemment les bouddhistes méditent là-dessus pendant des heures, c’est qu’il faut sans doute du temps pour le comprendre.

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