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Haruki Murakami est un auteur que j’adore. Ces livres sont à la fois simples et complexes. Simples parce qu’il écrit les choses comme elles sont, il a un style plutôt épuré. Et complexes parce que les intrigues sont toujours assez compliquées, qu’on s’y perd un peu. Il décrit toujours des réalités assez différentes les unes des autres, différentes de la réalité dans laquelle je vis en tous cas. Il y a toujours du fantastique mêlé à du réel. Dans La fin des temps, le personnage principal est une sorte d’ingénieur informaticien qui protège des données de manière très complexe (le shuffling), c’est un programmeur (je ne suis pas une scientifique, mais je ne crois pas que ce genre de choses existent dans la réalité…). Il rencontre des personnages assez étranges et sa vie bascule, alors qu’il voulait simplement la finir tranquillement en apprenant à jouer du violon. Il y a deux mondes dans le livre, et on se promène de l’un à l’autre sans vraiment comprendre le rapport entre les deux, ce n’est qu’à la fin qu’on entrevoit la réponse. Je trouve que Murakami à l’art des fins qui vous laissent sur votre faim… Et c’est pour ça qu’on court à la bibliothèque en chercher un autre (La course au mouton sauvage). J’ai aussi lu Les amants du Spoutnik (qui vous laisse vraiment sur votre faim), Kafka sur le rivage (très beau mais vraiment étrange) et Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil (j’ai adoré). C’est le seul auteur japonais que j’ai lu mais apparemment il est très contemporain, pas du tout dans le style classique. En tout cas je vous le conseille vraiment.

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Et oui ! Il y a déjà un moment que les tibétains sont persécutés. Pourquoi l’Europe ne s’en préoccupe-t-elle que maintenant ? Bien sûr, les jeux olympiques… Je pense que le boycott est un bon moyen pour montrer au gouvernement chinois qu’il est dans l’erreur. Bien sûr on aurait pu le dire plus tôt (beaucoup plus tôt), la question est, comment ? C’est facile de critiquer mais notre gouvernement est loin d’être parfait (guerre en Afghanistan, en Irak…). Personnellement, je m’intéresse au Tibet depuis déjà quelques années mais que puis-je faire ? Peut-être que ce post dans mon blog est déjà un petit geste mais de toute façon vous êtes déjà tous au courant de ce qui s’y passe, France 2 en parle tous les soirs… Rectification, vous savez tous ce qui, selon France 2, se passe en Chine. Lisez plutôt un journal (ou plusieurs) !

Quand j’étais petite fille je jouais sans arrêt à la maîtresse et je me souviens qu’à force mes copains et mes  cousins en avaient vraiment marre, alors je jouais avec mes peluches. J’ai un peu oublié tout ça au collège et au lycée (où j’ai voulu être archéologue, avocate, prof de philo…). J’ai un peu choisi l’anthropologie et l’histoire par hasard et j’étais un peu perdue au début de l’année, je regrettais de ne pas avoir choisi littérature. J’avais envie de m’orienter dans les métiers du livre, de l’édition. Mais depuis, je me suis vraiment renseignée sur le métier de professeur des écoles, j’ai beaucoup lu de blogs d’institutrices, quelques livres. Je me suis inscrite dans un enseignement de Pratiques éducatives, c’est vraiment intéressant. Et j’ai fait un stage d’une semaine dans une école. Je me suis rendue compte que c’était vraiment ça que je voulais faire. Les grands sourires des enfants, leur innocence… C’est un métier où on ne doit jamais s’ennuyer. Je ne me vois pas faire autre chose. Sauf peut-être anthropologue mais c’est un bien grand mot, les études sont plus longues et il y a plus de contraintes (aller faire des terrains de six moi, un an loin de sa famille et de son amoureux, non merci). Bref, tout ça pour dire que je veux être maîtresse.

Voilà ! Je vous présente l’endroit où je vais quatre jours par semaine (trois heures de trajet par jour…). Je n’ai jamais vu de fac plus moche, on se croirait dans une station de métro. Il y a quand même quelques endroits rénovés et neuf mais dans l’ensemble, on ne s’y sent pas très bien. C’est la ville, je n’ai jamais aimé ça. Après tout, je suis une petite graine, j’ai besoin de verdure, du chant des oiseaux quand je me réveille, de sentir l’odeur des arbres quand je sors de chez moi (c’est d’ailleurs pour ça que j’accepte de faire autant de trajet).

Je dois dire que je suis vraiment déçue par la fac. Il n’y a pas du tout d’esprit d’entraide, c’est chacun pour soi. Comment faire des connaissances quand on se voit seulement deux heures par semaine ? Je regrette un peu le lycée où on était pendant deux ans dans la même classe, chaque jour, avec les mêmes personnes, on se connaissait tous, c’était génial ! J’avoue que j’ai hésité à faire une prépa, évidemment il y a beaucoup plus de travail et de stress mais au moins on reste dans la même classe. C’est difficile de trouver sa voie… Mais je ne regrette pas d’avoir choisi l’anthropologie, c’est vraiment intéressant et ça ouvre l’esprit. Je fais aussi de l’histoire (mais j’arrête l’année prochaine) et je vois vraiment la différence, c’est carré, on a pas le droit à l’erreur, on ne peut pas faire d’hypothèses. On se renferme sur une autre réalité. Notre prof d’anthropologie de la culture nous a donné la semaine dernière une petite citation que j’ai bien aimée : « On devient sociologue parce qu’on est mal dans sa société ; psychologue parce qu’on est mal dans sa peau ; ethnologue parce qu’on est mal dans les deux. ». C’est à prendre comme une boutade bien sûr mais c’est peut-être un peu vrai. Heureusement, il n’y a pas que ça qui pousse à faire de l’anthropologie (ou ethnologie, il n’y a pas de différence fondamentale entre les deux termes). Il est très difficile de définir cette discipline mais ça fera sans doute l’objet d’un autre post. Bonne soirée.

Et oui, me voilà partie pour un nouveau voyage sur la blogosphère. Disons même le premier voyage en tant que capitaine du navire ! Alors vous vous demandez sans doute qui je suis… Et, bien je ne suis qu’une petite graine parmi tant d’autres, une petite graine de cerisier. Et comme toutes les petites graines de mon âge, je voudrais devenir un bel arbre. Mais du haut de ma petite pousse verte, je ne comprends pas tout de ce vaste monde. C’est pour cela que je n’ai pas envie de trop me presser, il faut savoir prendre son temps. Je parcours un peu la Terre et les possibilités qu’elle offre avant de trouver un joli petit coin pour m’enraciner. En ce moment, je suis en première année à l’université et j’essaie de comprendre l’autre et de me comprendre moi-même (il reste encore un long chemin à parcourir…) grâce à cette discipline merveilleuse qu’est l’anthropologie. Mon but à long terme est de devenir professeur des écoles pour pouvoir enseigner à des petites graines à mon tour. C’est pourquoi vous trouverez sans doute sur ce blog pas mal de posts sur l’éducation. J’ai bien sûr d’autres passions, je suis une grande lectrice et je vous ferrai part de mes découvertes. J’aime beaucoup les voyages comme vous avez pu le remarquer, ce sera donc sûrement un autre thème. Mais je ne vous parlerai pas de ma plus grande passion : un ange que j’ai rencontré il y a un peu plus d’un an et qui me donne des ailes.

Je vous laisse ici et je vous dis à bientôt pour une prochaine étape de ce voyage. Au plaisir de vous lire vous aussi dans vos commentaires.