Voilà ! Je vous présente l’endroit où je vais quatre jours par semaine (trois heures de trajet par jour…). Je n’ai jamais vu de fac plus moche, on se croirait dans une station de métro. Il y a quand même quelques endroits rénovés et neuf mais dans l’ensemble, on ne s’y sent pas très bien. C’est la ville, je n’ai jamais aimé ça. Après tout, je suis une petite graine, j’ai besoin de verdure, du chant des oiseaux quand je me réveille, de sentir l’odeur des arbres quand je sors de chez moi (c’est d’ailleurs pour ça que j’accepte de faire autant de trajet).

Je dois dire que je suis vraiment déçue par la fac. Il n’y a pas du tout d’esprit d’entraide, c’est chacun pour soi. Comment faire des connaissances quand on se voit seulement deux heures par semaine ? Je regrette un peu le lycée où on était pendant deux ans dans la même classe, chaque jour, avec les mêmes personnes, on se connaissait tous, c’était génial ! J’avoue que j’ai hésité à faire une prépa, évidemment il y a beaucoup plus de travail et de stress mais au moins on reste dans la même classe. C’est difficile de trouver sa voie… Mais je ne regrette pas d’avoir choisi l’anthropologie, c’est vraiment intéressant et ça ouvre l’esprit. Je fais aussi de l’histoire (mais j’arrête l’année prochaine) et je vois vraiment la différence, c’est carré, on a pas le droit à l’erreur, on ne peut pas faire d’hypothèses. On se renferme sur une autre réalité. Notre prof d’anthropologie de la culture nous a donné la semaine dernière une petite citation que j’ai bien aimée : « On devient sociologue parce qu’on est mal dans sa société ; psychologue parce qu’on est mal dans sa peau ; ethnologue parce qu’on est mal dans les deux. ». C’est à prendre comme une boutade bien sûr mais c’est peut-être un peu vrai. Heureusement, il n’y a pas que ça qui pousse à faire de l’anthropologie (ou ethnologie, il n’y a pas de différence fondamentale entre les deux termes). Il est très difficile de définir cette discipline mais ça fera sans doute l’objet d’un autre post. Bonne soirée.

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