Haruki Murakami est un auteur que j’adore. Ces livres sont à la fois simples et complexes. Simples parce qu’il écrit les choses comme elles sont, il a un style plutôt épuré. Et complexes parce que les intrigues sont toujours assez compliquées, qu’on s’y perd un peu. Il décrit toujours des réalités assez différentes les unes des autres, différentes de la réalité dans laquelle je vis en tous cas. Il y a toujours du fantastique mêlé à du réel. Dans La fin des temps, le personnage principal est une sorte d’ingénieur informaticien qui protège des données de manière très complexe (le shuffling), c’est un programmeur (je ne suis pas une scientifique, mais je ne crois pas que ce genre de choses existent dans la réalité…). Il rencontre des personnages assez étranges et sa vie bascule, alors qu’il voulait simplement la finir tranquillement en apprenant à jouer du violon. Il y a deux mondes dans le livre, et on se promène de l’un à l’autre sans vraiment comprendre le rapport entre les deux, ce n’est qu’à la fin qu’on entrevoit la réponse. Je trouve que Murakami à l’art des fins qui vous laissent sur votre faim… Et c’est pour ça qu’on court à la bibliothèque en chercher un autre (La course au mouton sauvage). J’ai aussi lu Les amants du Spoutnik (qui vous laisse vraiment sur votre faim), Kafka sur le rivage (très beau mais vraiment étrange) et Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil (j’ai adoré). C’est le seul auteur japonais que j’ai lu mais apparemment il est très contemporain, pas du tout dans le style classique. En tout cas je vous le conseille vraiment.

3 comments
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Dimanche 6 avril 2008 à 14:02
Guillaume Tardy
Ce livre est quand même magnifique. J’aime la prise de conscience du programmeur lorsqu’il se rend compte que sa vie ne tient qu’à un fil. Il n’y a pas vraiment de fin à ce livre. C’est un peu le style des japonais, aussi bien du point de vue littéraire que dans leur filmographie (surtout lorsqu’il s’agit de suspens), et c’est un style que l’on retrouve particulièrement dans leurs animations et films d’animations.
Ils aiment des fins ambiguës, ils aiment développer la complexité du scénario, parler de choses surnaturelles, à la limite de l’humain. Je citerai ainsi “Evangelion”, une série dont la subtilité est parfois difficile à cerner. En général pour pouvoir comprendre le scénario au complet, il faut le revoir 3 ou 5 fois - et encore ! Elle nous emmène dans des confins d’un surnaturel dépassant l’homme, dans un mélange qui flirte avec drôlerie et réflexions psychologique sur l’homme, ses devoirs envers les autres… Bref, beaucoup d’intrigues, beaucoup de réflexions, mais dans un univers un peu spécial et parfois assez glauque… Je te conseille de le regarder un jour, mais à éviter de le faire les jours de déprime !
Samedi 3 mai 2008 à 14:32
Guillaume Tardy
Au fait, plus de lectures maintenant ? Pourtant vu ton ardeur à lire, tu dois bien avoir quelques livres en cours de lecture.. voire fini !
Samedi 3 mai 2008 à 14:39
petitegrainedecerisier
Oui, c’est sûr, d’habitude je lis très vite et beaucoup mais en ce moment j’ai énormément de boulot et je dois me plonger dans les bouquins d’histoires… Pas très intéressant je sais. Par exemple en ce moment pour un commentaire sur les marchands étrangers à Athènes, je lis : L’économie antique et L’étranger dans la Grèce antique. Donc je ne pense pas que ça intéresse grand monde. Sinon je lis pas mal les actualités dans Courrier International, c’est un super journal. Il n’y a pas longtemps il y a eu un dossier sympa sur Sarkosy vu par la presse étrangère. Sinon j’ai des livres en cours mais je n’ai pas trop le temps de les lire. Désolée, dès que j’en ai fini un, je mets un commentaire dessus.